Alors que les travaux du périphérique nord-ouest battent son plein et que l'on étudie les tracés de la partie nord, on est en droit de
se poser la question de l'utilité d'une telle infrastructure pour l'agglomération, notamment en ce qui concerne l'écologie et les mobilités durables. Et si le périph' devenait une ligne de
transports publics ?
Regardons le plan du réseau DUPT. On constate immédiatement qu'il est très centralisé sur la gare de Tours. Elle est bien-sûr un point central de l'agglomération,
surtout en matière de déplacements : il s'agit d'une gare ferroviaire mais aussi routière (elle est le centre du réseau d'autocars départementaux Touraine Fil Vert et voit passer de nombreuses
lignes de bus urbains, sans compter le futur tramway).
Dans toute ville, le passage par le centre dans un déplacement banlieue - banlieue est handicapant ; il l'est encore plus avec le train à Tours du fait de la
configuration en cul-de-sac de notre gare centrale, obligeant à un rebroussement de rame ou à un changement de train. Et il y a clairement une demande de ces dessertes banlieue - banlieue
: la nouvelle ligne circulaire 5 du réseau Fil Bleu en est la preuve.
D'où l'idée, puisque le périphérique se réalisera, qu'on le veuille ou non, d'en faire aussi une ligne de transport public. On peut l'imaginer ainsi : des arrêts sécurisés sur ou le long de la
bande d'arrêt d'urgence, et des traversées piétonnes par passerelle ou passage souterrain pour rejoindre le quai opposé, et une ligne d'autocar circulaire cadencée par sens.
Il est vrai que le périphérique peut paraître éloigné des principales zones d'activités et des pôles importants de l'agglo; il n'empêche que ces lignes routières circulaires seraient en
correspondance, par principe, avec toutes les lignes de l'étoile ferroviaire. Elles serviraient alors à passer d'une ligne à l'autre sans transiter par la gare de Tours, dont la capacité
s'avérera de toute façon limitée en cas de mise en place de dessertes ferroviaires périurbaines cadencées.
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